Follis, nummus, denier et autres complications.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Follis, nummus, denier et autres complications.

Message par Invité le Sam 18 Mai 2013, 18:36

La compréhension et l'emploi du terme follis sont souvent erronés. Mais surtout, même lorsque ce n'est pas le cas, nous n'avons souvent que peu d'informations sur la valeur d'un follis, d'autant qu'elle était variable quelle que soit l'unité monétaire dans laquelle elle était exprimée.
H. A. M. Jones à produit un article, The Origin and Early History of the follis. paru en 1959 dans "The Journal of Roman Studies", vol. 49, parts 1 & 2, pp. 34-38.
Son travail tente de suivre à travers le IVème siècle les tribulations de cette unité monétaire, ce qui est intéressant, c'est qu'il s'appuie sur les sources littéraires et épigraphiques (disponibles il y a plus de 50 ans, avant internet). Les interprétations qu'il en fait sont sans doute parfois limites, j'ai quelques fois l'impression que l'interprétation sert la démonstration et le matériel disponible et accessible à notre époque permettrait certainement de faire des analyses différentes. Cependant le mérite de son travail réside dans le fait de replacer ce terme dans son contexte historique.
Je vous en propose une traduction, la mienne, donc elle aussi très certainement imparfaite, qui tente de reproduire le texte, mais surtout, j'ai essayé d'illustrer les sources qui n'apparaissent dans l'article original que sous la forme de notes de bas de page sous forme de renvois qui rendent la lecture fastidieuse et promettent de longues heures de recherche pour qui veut y accéder.
Pour faire simple, en noir le propos original et en bleu, à l'intérieur des cadres, l'illustration du propos ou le détail, voire mes appréciations personnelles.
Je vous le mets en ligne en plusieurs parties pour ne pas perdre en quelques secondes une longue et fastidieuse besogne de mise en forme et aussi pour me laisser un peu de temps pour trouver de quoi illustrer les références de l'auteur.
Surtout, si vous voyez des oublis, des contresens où tout autre ânerie, vous êtes priés d'en faire part afin de corriger (Myriam tu as les pleins pouvoirs pour éditer et corriger ).
L'original est disponible ici chez Victor Clark : http://www.constantinethegreatcoins.com/articles/Jones_The_Origin_and_Early_History_of_the_Follis.pdf

L'origine et les premiers temps du follis


Une des mosaïques de la villa de la Piazza Amerina, qui sont généralement datées du IVème siècle, dépeint dans le cadre d’un concours, une table sur et sous laquelle sont disposés ce qui à l’évidence s’avèrent être des récompenses, couronnes, palmes et sacs portant la marque , qui représente 12500 deniers. Je suggère que ces sacs sont les folles, qui étaient à cette date, et ultérieurement, des unités monétaires.


Cette photo provient de la gallerie de Mr Fogey sur Flickr http://www.flickr.com/photos/fogey03 que je vous conseille vivement de consulter, vous y découvrirez le reste des mosaïques, c'est ravissement
Voici donc cette fameuse mosaïque qui fait partie de l'ensemble de la villa de la Piazza Armerina de Casale située au sud de la Sicile. Cette villa impériale fut construite (ou commencée ) durant la tétrarchie. La scène est d'ailleurs assez étrange, puisque j'y vois bien Pan (un satyre, un vrai) affrontant Eros, on comprend bien que c'est un tournoi avec à gauche les divinités et à droite des enfants, mais le sens ou l'interprétation mythologique de cette scène m'échappent. Si quelqu'un a des infos.
On distingue bien les deux sacs avec leur marquage sous la table des récompenses. Néanmoins, je ne serais pas si affirmatif que Jones sur les inscriptions qui peuvent sembler différentes *XIIđ et *XIIā permettant une interprétation toute différente. Cependant, il est bien ici question de nombres puisque l'usage voulait qu'on surligne les nombres pour les distinguer du texte.
Le follis est attesté pour la première fois en 308-309, mais fut probablement introduit à une date antérieure, quelque part entre la grande dévaluation de l’antoninien par Gallien et la réforme monétaire de Dioclétien, lorsque l’antoninien ou l’aurelianus portant la marque XXI furent les seules pièces en circulation et que le valeur fut descendue si bas qu’une dénomination supérieure devint indispensable. S’il en est ainsi, les pièces contenues dans un follis ne peuvent avoir été des deniers, lequel avait cessé d’être émis, bien que la valeur du follis fut calculée en deniers.

Cette première allusion au follis que je vous ai reproduite ici en V.O. et V.F. nous est parvenue par l'intermédiaire de l' Histoire Auguste - ici la traduction d'A. Chastagnol, éd. Robert Laffont - dans la vie d' Elagabale par Aelius Lampridus. Il d'ailleurs assez remarquable de constater que cette première apparition permet de relever par l'anachronisme de l'emploi du terme folles, inexistant du temps d'Elagabale, que cette vie fut écrite bien après les faits (sous Constantin)
La somme curieuse de 12500 deniers peut être expliquée en suivant l'hypothèse suivante : Trois documents de papyrus qui pris ensembles, suggèrent fortement qu’à la fin du IIIème siècle ou au début du IVème, le gouvernement impérial a tout d’abord élevé la valeur faciale du nummus comme cela avait été fait avec l’aurelianus et la pièce radiée similaire qui lui succéda, par étapes à 25 deniers puis réduit ensuite celle-ci à 12,5 deniers. La chronologie n’est pas très claire, mais la dernière étape du processus a de toute évidence eu lieu après l’Edictum de preciis de 301. Elle a probablement connu son terme sous le règne de Licinius dont la pièce radiée était marquée XIIΓ 6. Il est alors possible de formuler l’hypothèse que le follis fut un sac de 1000 nummi et fut tarifé à la valeur courante de ces pièces soit 12500 deniers.


La "pièce radiée de Licinius" certes, mais pas que. Elle fut émise pour tous les Empereurs et Césars dans tous les ateliers de l'aire Licinienne, et ce, que le buste soit radié ou non. Autre particularité de ces monnaies, c'est la confusion souvent faite au sujet de cette marque de valeur. Elle est souvent associée au Γ mais ce n'en est pas un, c'est très clair sur la dernière monnaie de Crispus, c'est un episemon, une "marque distinctive" qui servait à attribuer une valeur numérique. Le RIC précise par ailleurs que cette marque est employée aussi pour S(emis) (la moitié d'un as)
Il n’est pas simple de déterminer la valeur du follis en relation avec l’argent ou l’or, non seulement du fait que sa valeur en équivalent denier variait de façon arbitraire, par périodes, comme nous l’avons vu, mais (aussi) parce que la relation du denier à l’argent et à l’or fluctuait grandement durant le IVème siècle. En général, le denier tendait à décroitre considérablement, c’est, en fait, le prix du métal précieux en deniers qui s’élevait, en raison de l’imprudente sur-émission de pièces de cuivre et de l’augmentation de leur valeur faciale en deniers ; mais la chute a dû être irrégulière et contrôlée ou inversée quand leur valeur fut réduite. Nous possédons cinq chiffres. Dans l’Edictum de preciis de 301, l’or est valorisé à 50000 deniers la livre. Dans un document égyptien non daté, qui pourrait avoir été rédigé entre 293 et 308 ou entre 319 et 324, le prix était de 100000 deniers . Dans deux papyri, l’un non daté, l’autre de 307, indiquent des prix de 8000 et 8328 deniers pour une livre d’argent qui à cette date était officiellement valorisée à 4 aurei ou 1/15 de livre d’or. Cela implique des prix de 120000 et 125000 deniers pour une livre d’or. Enfin, en 324, dans un document égyptien, une livre d’or est évaluée plutôt au-delà de 300000 deniers.
En supposant que le follis était déjà tarifé à 12500 deniers en 307 et qu’aucun changement supplémentaire n’intervint, il valait 1/10 de livre d’or ou 1,5 livre d’argent en 307 puis a décliné jusqu ‘en 324 à moins de 1/24 de livre d’or et 5/8 de livre d’argent. Du point de vue des pièces, la valeur du follis aurait été respectivement de 6 aurei ou 144 argentei 12 et de 2,5 aurei ou 60 argentei.
Aucune des premières références au follis ne donne de chiffres précis, mais ils sont assez « consonants » avec les valeurs établies ci-dessus. Un papyrus de 308-309 semble indiquer (le langage est assez obscur) qu’une amende de 5 folles, équivalant à cette date à ½ livre d’or, fut appliquée à des villageois ayant quitté leurs propre villages, ceci doit être rapproché d’une loi de 386 qui imposait une amende de 6 onces d’or à quiconque couvrait la fuite d’un ouvrier agricole appartenant à un propriétaire terrien.. Deux constitutions datées de 315 font état d’une amende de 30 folles pour « appel prématuré », une loi de 341 fixe la peine à 30 livres d’argent pour le même délit.


La loi de 386, cod. theod. V,XVII,2
Imppp. Valentinianus, Theodosius et Arcadius aaa. Cynegio pf. p.

Quisquis colonum iuris alieni aut sollicitatione susceperit aut occultatione celaverit, pro eo, qui privatus erit, sex auri uncias, pro eo, qui patrimonialis, libram auri cogatur inferre.

VIII. cal. nov. Constantinopoli, Honorio n. p. et Evodio coss.

Interpretatio. Si quis colonum alienum aut sollicitaverit aut occultaverit, si privati hominem sua sollicitatione susceperit, sex auri uncias domino reddat; si fiscalem sollicitatum tenuit, libram auri cogatur implere.

Qu'on retrouvera ensuite intégrée au code justinien.

A. Chastagnol, "Le Bas-Empire", Ed. Armand Colin.

La loi de 315, cod. theod. XI,XXXVI,2
ad Volusianum praefectum Urbi.

Qui a praeiudicio appellaverit vel ab executoribus rerum antea statutarum atque alterius auditorii praepropere iudicia poposcerit, XXX follium poena multetur, ita ut omnem causam ipse sine dilatione discingas, quippe cum et causam tuam videaris esse facturus, si per coniventiam huiusmodi appellationem admiseris. Si quas sane de omni causa interpositas esse provocationes perspexeris, in earum disceptatione observare debebis, quod iam pridem a nobis est evidentissime constitutum.
Romae Constantino a. IIII et Licinio IIII conss. (25 février 315 ).

La loi de 341, cod. theod. XI,XXXVI,5
ad Albinum vicarium Hispaniarum.

Cum maior substantia litigii sit, a praeiudicio provocans XXX librarum argenti pondere plectatur: in minoribus etiam negotiis quindecim pondo argenti exsolvat.

VII id. april. Marcellino et Probino conss. (7 avril 341).
Tout ceci implique une valeur du follis ayant fluctué entre 307 et 324. Les autres références sont plus vagues. En 312-313, Constantin alloua 3000 folles au secours de l’Eglise d’Afrique, et peu de temps avant cela, selon un témoignage rapporté en 320 à Zenophilus, le consulaire de numidie, Lucilla, une dame de rang sénatorial, fit don de 400 folles à Silvanus, Evêque de Cirta, visiblement à destination des pauvres, et un certain Victor paya 20 folles au même évêque afin d’être ordonné prêtre. Ces chiffres ne semblent pas extravagants si le follis valait entre 1 et 1,5 livre d’argent ; les deux derniers sont probablement un peu élevés, mais il faut garder à l’esprit que ces allégations furent rapportées environ 8 ans après les faits et qu’aucun des témoins n’affirme avoir compté l’argent.

La bienveillance de Constantin
Κωνσταντῖνος Αὔγουστος Καικιλιανῶι ἐπισκόπωι Χαρταγένης. ἐπειδήπερ ἤρεσεν κατὰ πάσας ἐπαρχίας, τάς τε Ἀφρικὰς καὶ τὰς Νουμιδίας καὶ τὰς Μαυριτανίας, ῥητοῖς τισι τῶν ὑπηρετῶν τῆς ἐνθέσμου καὶ ἁγιωτάτης καθολικῆς θρηισκείας εἰς ἀναλώματα ἐπιχορηγηθῆναι τι, ἔδωκα γράμματα πρὸς Οὖρσον τὸν διασημότατον καθολικὸν τῆς Ἀφρικῆς καὶ ἐδήλωσα αὐτῶι ὅπως τρισχιλίους φόλλεις τῆι σῆι στερρότητι ἀπαριθμῆσαι φροντίσηι.

Constantin Auguste à Caecilianus, évêque de Carthage. Comme il a plu dans toutes les provinces, dans les Afriques, les Numidies et les Maurétanies, de fournir quelque chose pour leurs dépenses à certains serviteurs désignés de la religion catholique légitimement établie et très sainte, j'ai donné des lettres au perfectissime Ursus, rationalis d'Afrique, et je lui ai indiqué qu'il ait soin de compter à la Fermeté trois mille bourses.

Texte et traduction sur remacle.org http://remacle.org/bloodwolf/historiens/eusebe/histoire10.htm#VI

Les témoignages remis à Zénophile

Ces témoignages sont issus des actes de Munatius Felix datés du 17 mai 303, produits par Nondinaire à Zénophile qui instruisait le procès des donatistes le 13 décembre 320 (Sous le consulat de Constantin le grand, Auguste avec Constantin le jeune, très noble Cesar, le jour des ides de décembre)

...Jésus-Christ est témoin et ses anges, que ceux avec qui vous avez communiqué sont des traditeurs. Savoir, Sylvain évêque de Cyrthe, qui est traditeur et larron du bien des pauvres. Vous savez tous tant que vous êtes d'évêques, de prêtres, de diacres et d'anciens, ce qui regarde les quatre cents bourses de Lucilla, et votre complot de faire Majorin évêque, d'où est venu le schisme. Victor le foulon a aussi donné vingt bourses en présence de vous et du peuple, pour être fait prêtre.

Tiré de l'Histoire Ecclésiastique de l'abbé Fleury 1640-1723 traduit d'Optatus de Milève


Dernière édition par Genio popvli romani le Lun 20 Mai 2013, 12:10, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Follis, nummus, denier et autres complications.

Message par Invité le Sam 18 Mai 2013, 18:37

...La suite.

Il reste la gleba, la surtaxe imposée par Constantin aux sénateurs, dont le montant s’élevait à 8,4 ou 2 folles en fonction du patrimoine de l’imposé. Hesychius de Milet, qui écrivait sous Justinien environ un siècle après que la gleba fut abolie par Marcien, fit état d’une taxe s’élevant 8, 4 ou 2 livres d’or, mais ceci est incorrect pour deux raisons. Tout d’abord, la livre d’or était une unité monétaire commune, fréquemment mentionnée comme telle dans les lois et il n’y a donc aucune raison que Constantin lui ait substitué le terme follis, particulièrement parce que follis avait un sens reconnu comme différent. Et deuxièmement, lorsque le Sénat s’est plaint de la lourdeur de cette taxe sur ses humbles membres, Théodose 1er, en 393, concéda qu’un nouvel échelon de paiement à 7 solidi devait être institué pour les sénateurs les plus pauvres, insistant sur le fait que ceux qui ne se sentaient pas en mesure de s’acquitter de cette somme devaient renoncer à leur rang. Si la plus faible tranche d’imposition avait été jusqu’ici de deux livres d’or, qui représentent 144 solidi, la réduction accordée semble démesurée. Il est évident que la somme de 2 folles dut avoir dépassé, mais de peu, les 7 solidi.


P. Petit, Le Bas-Empire, Editions du Seuil
La définition des impôts ainsi que le respect de leur versement représentait au IVème siècle un préoccupation permanente pour les gouvernements. Les lois s'y rapportant dans le code théodosien sont très nombreuses. Rappelons aussi que toutes les charges électives étaient soumises à des impôts particuliers.
Il existe un autre casse-tête concernant le follis sénatorial. Dans ce contexte, et dans ce contexte seulement, le follis apparaissait-il conserver quelque chose de sa valeur originelle. Toutes les autres sources qui s’y réfèrent, indiquent, comme il sera démontré ultérieurement, qu’au cours du demi-siècle suivant 324 il a décliné catastrophiquement. La clé de ce puzzle pourrait résider dans le traité d’Epihanius « de mensuris et ponderibus » [des mesures et poids ]. L’original semble avoir été un recueil de diverses informations métrologiques, grecques, romaines et hébreuses datant de toutes époques et il existe des extraits dans différentes versions, grecques, latines et Syriaques. L’ouvrage original fut cependant réalisé en 392 et l’information qu’il donne du follis est donc plus ou moins contemporaine. Dans un passage, Epiphanus fait la distinction entre deux estimations du follis, une en denier (κατά τòv δηvαρισμόv) et l’autre en argent ou pièces d’argent (κατά τòv ἀργυρισμόv). Celle-ci équivaut à 2 ou 2,5 pièces d’argent (l’interprétation de l’ouvrage varie) qui sont équivalents à 250 deniers. Un autre passage rend compte que « le follis représente 125 pièces d’argent, et était nommé chez les romains un sac » ce qui doit probablement faire référence au follis exprimé en argent.
"A propos du follis : Le follis est aussi appelé la bourse, car c'est un multiple ; équivalent à 2,5 (pièces d') argent, qui sont 250 deniers. Deux lepta sont un follis en équivalence du monnayage de cuivre, mais pas en équivalence du monnayage d'argent. C'était aussi de l'argent. Et d'ailleurs, même de nos jours, les romains font usage de ce nombre, une quantité de 125 pièces d'argent s'entend, entre romains, comme accumulées ensemble pour faire une bourse, car le grand nombre de pièces remplit le sac. De la même façon qu'un talent contient en nombre 125 livres, il en est aussi de même du follis qui totalises 125 deniers (d'argent)....."

Image et traduction originale: Institut oriental de Chicago, Epiphanius' Treatise on weights and measures – The Syriac Version, Ed. James Elmer Dean.
Je souhaiterais, sur la base de ces faits, suggérer que Constantin, sans doute parce que le follis se dépréciait rapidement, à légiféré le cadre de la gleba, pour qu’elle fut évaluée en pièces d’argent dont la valeur était plus ou moins stable. Si je ne fais pas erreur en croyant que le follis contenait 12500 deniers, il a fondé son équation sur des pièces d’argent à 100 deniers, ce qui est attesté dans un autre passage d’Epiphanius et par Saint Maxime qui écrivit à une date inconnue un traité « de la valeur des 30 pièces d’argent que reçut Judas pour sa trahison du Christ ». L’équivalence de la pièce d’argent à 100 deniers permet aussi d’expliquer le terme miliarense qui était quel que fût le taux au cours du IVème siècle, la pièce d’argent standard. Une pièce valorisée à 100 « pièces de 10 » peut être également traduite par « une pièce de 1000 ». La pièce d’argent standard sous Constantin était frappée au 1/96 de livre et un papyrus montre que parfois au cour du IVème siècle, après 324, la livre d’argent s’appréciait officiellement à 4 solidi soit 1/18 de livre d’or. L’évaluation du follis à 125 pièces d’argent et celle de la pièce d’argent à 100 deniers impliquent donc la livre d’or à cette époque à 18x96x100, ou approximativement 175000 deniers, ce qui correspondrait à une date intermédiaire se situant entre 308 où le tarif était de 125000 deniers, et 324, où il s’élevait à plus de 300000.
Le follis à 125 miliarensia aurait représenté un peu plus de 1,25 livre d'argent et aurait été l'équivalent d'un peu plus de cinq solidi. La miliarense ou la pièce d'argent standard ne resta pas inchangée, étant réduite en 348 au 1/144 de livre mais cette réduction fut probablement accompagnée par une hausse du prix de l'argent de 4 à 6 solidi la livre, afin que la miliarense réduite conserve la valeur d'une silique (1/24 de solidus). Le follis aurait ainsi conservé sa valeur en or, s'il était resté constitué de 125 pièces bien qu'elles fussent plus petites. Si, d'un autre coté, il était calculé à sa valeur pondérale en argent, sa valeur équivalent or serait montée à 7,5 solidi et la taxe minimale à 15 solidi. Dans cet autre cas, le minimum de 7 solidi concédé en 393 aurait apporté quelque soulagement aux pauvres sénateurs.


Une autre autre explication de l'origine du terme miliarense


J. P. Callu, La Monnaie dans l'Antiquité Tardive, Ed. Edipuglia
Le denier a continué à se déprécier crescendo après 324. Des papyri dont, malheureusement aucun n’est daté, montrent que le solidus, qui valait en 324 environ 4350 deniers, fut plus tard tarifé à 54000, 150000, 180000, 275000, 5760000, 20200000, 37500000 et 45000000 deniers. Le follis estimé en deniers, se déprécia aussi très rapidement en valeur, semblerait-il, bien qu’il soit impossible d’extraire des chiffres exacts des sources.
Le texte et la date du Code Théodosien VII,XX,3 sont tous deux erronés. Il acte que les vétérans doivent recevoir de la terre, une paire de bœufs, 100 modii de semence de blé et « pecuniae in nummo viginti quinque milia follium », ou s’ils souhaitent s’adonner au commerce, doivent être exemptés de taxes à hauteur de « centum follium summam ». Comme déjà suggéré, le mot milia ne peut être exact : Sur la base d’un autre manuscrit où l’on lit militia, cela donne « viginti quinque militiae praemium folles ». l’autre chiffre donne un indice de la valeur contemporaine du follis. En 385, le gouvernement concéda aux vétérans « quindicim solidorum in mercimoniis omnibus immunitatem » et en 379, accorda aux négociants cléricaux une exonération de 10 solidi en Illyricum, et Italie et 15 solidi en gaule 30. 100 folles devaient représenter grosso-modo l’équivalent de 15 solidi et le follis devait donc valoir 1/7 de solidus ou 14 miliarensia. Une sévère chute depuis les 3 solidi constatés en 324. La date « III id. Oct. Constantinop. Constantino. A. VI et Constantino Caes. Coss. » ne peut être correcte puisque Constantinople n’a pas été fondée en 320. Des corrections suggérées par Seeck, 325 ou 329, la seconde semble préférable.


A. Chastagnol, Aspects de l'Antiquité Tardives, Ed. "L'Erma" di Bretschneider
Veterani iuxta nostrum praeceptum vacantes terras accipiant easque perpetuo habeant immunes, et ad emenda ruri necessaria pecuniae in nummo viginti quinque milia follium consequantur, boum quoque par et frugum promiscuarum modios centum. Qui autem negotii gerendi habuerit voluntatem, huic centum follium summam inmunem habere permittimus. Praeter hos ergo, qui vel domicillis vel negotiis detinentur, omnes, qui vacatis et nullum negotium geritis, ne inopia laboretis, ad hoc remedium debetis concurrere.
III id. oct. Constantinopoli Constantino a. VI et Constantino caes. conss. (13 oct. 320 ?).

Le Cod. Théod. XIV,XXIV,1 de 328 stipulant que les mensae oleariae à Rome, devraient être cédées pour 20 folles lorsqu’elles sont inoccupées, mais ne devraient pas êtres revendues pour une somme supérieure, n’apporte pas d’éclaircissement, cependant, 3 solidi semblent une somme plausible dans ce contexte. La loi suivante mentionnant les folles est le Cod. Théod. VI,IV,5 de 340, concernant la somme devant être dépensée pour leurs jeux par trois praetores de Constantinople. Il s’agit de « viginti et quinque milium follium et quiquaginta librarum argenti » pour le premier, « viginti milia follium et quadriginta libras argenti » pour le second, et « quindecim milia follium ac triginta argenti libras » pour le troisième. Il a parfois été supposé que ces sommes en folles et en argent étaient de valeur égale, auquel cas, 500 folles équivaudraient à une livre d’argent et 125 folles à un solidus. La supposition est cependant gratuite, et les sommes en folles devraient être bien plus conséquentes, 4 à 5 fois celles en argent. Mais cette loi suggère que le follis valait à ce moment considérablement moins que 1/7 de solidus.


A. Chastagnol, Le Bas-Empire, Ed. Armand Colin
Primae praeturae, quae flaviali nuncupatione signatur, viginti et quinque milium follium et quinquaginta librarum argenti erogationem sumptusque praescripsimus. In secunda vero constantiniana viginti milia follium et quadraginta libras argenti largiendas esse censemus. Tertia triumphalis quindecim milia follium ac triginta argenti libras sine inconmodo editoris expendat.
Dat. v id. sept. Antiochiae post cons. Constantii ii et Constantis. (9 sept. 340).

Le follis est ensuite mentionné dans le Cod. Theod. IX,XXIII,1 daté de 356 33. Il tente de maitriser la spéculation sur le cuivre en interdisant son transport de place en place, mais autorise les marchands à en transporter sur leurs animaux à hauteur de 1000 folles pour leurs dépenses personnelles. Dans ce contexte, 1000 folles représentent évidemment une petite somme, 1 ou 2 solidi ; les rations annuelles d’un soldat étaient passées à 4 solidi, et un marchand, même s’il possédait plusieurs troupeaux ainsi qu’un esclave ou deux, n’aurait pas eu besoin de cette somme pour un simple déplacement.


Roland Delmaire, Aspects normatifs de la politique monétaire du Bas Empire : une
nouvelle lecture de CTh IX, 23, 1
In: Revue numismatique, 6e série - Tome 159, année 2003 pp. 163-174
Je vous recommande vivement la lecture de l’article complet sur : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/numi_0484-8942_2003_num_6_159_2509 même si le titre parait rébarbatif, le contenu est très intéressant et instructif.


Dans une loi de Julien (Cod. Theod. XIV,IV,3 de 363) il est implicite que le taux officiel auquel doit s’échanger la livre de porc à Rome est ajusté à 6 folles. Une autre de Valentinien III montre qu’en 452, le cours officiel du porc pour Rome était de 240 livres au solidus. Il n’y a pas de raison que la valeur intrinsèque du porc telle qu’elle est exprimée en équivalent or, ait grandement varié au cours des IVème et Vème siècles, et il est donc légitime de déduire qu’en 363, le follis valait seulement autour de 1/1500 de solidus.


A. Chastagnol, Le Bas-Empire, Ed. Armand Colin
On peut ajouter une loi d'Honorius en 412 (cod. Théod. XIV,IV,4) précisant que : " De plus, les propriétaires qui apportent selon l'usage 1000 deniers pour 20 livres de lard doivent payer en espèces aux suarii". Le prix de la viande, et tout particulièrement celle de porc, au même titre que l'approvisionnement de Rome en denrées alimentaires de base est une préoccupation de tout les instants (gage de paix sociale). Les textes de loi, les édits et autres correspondance concernant qui s'y rapportent sont légion.
Dans deux passages, Augustin fait allusion aux folles en des termes qui suggèrent qu’il était de peu de valeur en afrique au tout début du Vème siècle. Au cours d’un sermon, il explique qu’un homme de condition modeste qui, ayant vendu un solidus, retint 100 folles de la somme perçue pour les pauvres ; un voleur déroba ensuite l’argent « dont une faible partie avait été donnée aux pauvres ». On peut donc présumer que 100 folles n’excédaient pas 1/10 de la valeur d’un solidus, voire moins. Dans le Civitas Dei, il parle de Florentius, un pauvre savetier d’Hippone, qui avait perdu son manteau (casula). Dans sa détresse, il a prié les Vingt Martyrs et des gamins se sont moqués de lui « comme s’il avait demandé au Martyrs 500 folles afin de lui permettre d’acheter des vêtements. Ainsi, alors qu’il rentrait chez lui, il trouva un gros poisson sur la cote qu’il vendit pour 300 folles à un cuisinier avec lesquels prévit « d’acheter de la laine afin que son épouse puisse autant que faire se peut lui confectionner quelque chose qu’il put porter » . Il apparait donc que pour 500 folles, on ne pouvait se procurer qu’un modeste vêtement, mais pour 300, il n’était possible d’acheter que la matière première.


John Penrose M. A. , An Attempt to Prove the Thrut of Christanity, Oxford 1808
Il y avait à Hippone un vieillard nommé Florentius, homme pauvre et pieux, qui vivait de son métier de savetier. Ayant perdu l’habit qui le couvrait et n’ayant pas de quoi en acheter un autre, il courut au tombeau des Vingt Martyrs, qui est fort célèbre chez nous, et les pria de le vêtir. Quelques jeunes gens qui se trouvaient là par hasard, et qui avaient envie de rire, l’ayant entendu, le suivirent quand il sortit et se mirent à le railler, comme s’il eût demandé cinquante folles aux martyrs pour avoir un habit. Mais lui, continuant toujours son chemin sans rien dire, vit un grand poisson qui se débattait sur le rivage; il le prit avec le secours de ces jeunes gens, et le vendit trois cents folles à un nommé Catose cuisinier de son état, bon chrétien, à qui il raconta tout ce qui s’était passé. Il se disposait à acheter de la laine, afin que sa femme lui en fît tel habit qu’elle pourrait; mais le cuisinier ayant ouvert le poisson, trouva dedans une bague d’or. Touché à la fois de compassion et de pieux effroi, il la porta à cet homme, en lui disant: Voilà comme les vingt Martyrs ont pris soin de vous vêtir.
Traduction : M. Raulx, Bar-le-Duc, 1869

Petit souci entre les chiffres de Jones et le texte, dans toutes les version latines que j'ai pu consulter sur le net, il n'est jamais fait mention de 500 folles, mais bien de 50.
Les vêtements étaient onéreux. Aux environs de cette période, Linianus, le mari de Melania la jeune, obtint un modeste costume pour 1 solidus ou 2 tremisses (les versions grecque et latine de « La Vie » diffèrent ici ) et en 395, la dotation vestimentaire pour un manteau militaire (chlamyde) en Illyricum était réévaluée de 2 tremisses à 1 solidus. Nous ne savons pas précisément ce qu’était une casula, mais le vêtement que Florentius désirait acheter était probablement plus modeste qu’une chlamyde militaire. Dans l’Edictum de preciis, un stiche militaire en lin était tarifé de 1000 à 1500 deniers et un stiche de lin brut « à l’usage des communs et des esclaves » de 500 à 750. Parmi les tenues de laine, « une chlamyde indictionnelle supérieure » coutait 4000 deniers alors qu’un birrus africain s’élevait à seulement 1500 deniers et un sagum africain à un peu moins de 500. L’histoire de Florentius suggère donc que 500 folles valaient environ 1 tremissi.
Les éléments ci-dessus montrent que le follis s’est déprécié progressivement depuis les premières années du IVème siècle et ce dans une très large proportion. Le denier des papyri égyptiens, s’est lui aussi dégradé progressivement et dans des proportions identiques. Il est malheureusement impossible d’établir des comparaisons exactes car aucun document ne donne la valeur précise d’un follis en équivalent or et aucun des documents qui font état de la valeur du solidus en deniers n’est daté. Un papyrus permet cependant une vérification croisée. Il est de 363 et indique un prix de 144000 deniers pour une livre de viande contre 6 folles en regard de la loi de Julien en 363, ce qui, si le follis consistait en 12500 deniers, équivaudrait à 75000 deniers. La correspondance est loin d’être exacte, mais on doit se souvenir en tout premier lieu que le papyrus donne un « prix du marché » en temps réel là où la loi de Julien indique un cours d’échange, qui peut très bien avoir été placé arbitrairement bas, et d’autre part, cette viande semble avoir été plus chère en Egypte que dans les provinces occidentales : Le taux officiel militaire de la viande était de 200 livre au solidus en Egypte, et 270 livres en Afrique. En outre, le taux d’échange entre le solidus et la monnaie de cuivre a certainement fluctué de temps à autres et probablement varié d’une province à l’autre selon les variations locales et temporaires fonction de l’offre et de la demande. Lorsqu’on considère ces variables comme acceptables, les chiffres donnés par le papyrus de 360 et la loi de 363 ne sont pas incompatibles avec une valorisation du follis à 12500 deniers.
Au fur et à mesure de sa dépréciation, le follis a bientôt cessé d’être un sac de pièces pour probablement devenir comme la « myriade de deniers » des papyri égyptiens, une simple unité de compte. Dans le dernier quart du Vème siècle, le mot follis était attribué aux grosses pièces de cuivre émises par les rois vandales en Afrique et par Anastase et ses successeurs à l’Est. Mais les pérégrinations du follis avec ce sens tardif sont une autre histoire.


Dernière édition par Genio popvli romani le Mer 22 Mai 2013, 21:11, édité 5 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Follis, nummus, denier et autres complications.

Message par elagabale2000 le Lun 20 Mai 2013, 21:22

Merci Genio affraid

_________________

  Gestion de collections
avatar
elagabale2000
Créateur du site
Créateur du site

Messages : 19222
Date d'inscription : 23/09/2010
Age : 44
Localisation : Nîmes

http://www.nummus-bibleii.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Follis, nummus, denier et autres complications.

Message par Dardanvs le Lun 20 Mai 2013, 21:28

Au pauvre , j'ai rien lu , mais je vais m'y coller

Merci Manu copp

_________________
avatar
Dardanvs
Webmaster
Webmaster

Messages : 9921
Date d'inscription : 26/06/2011
Age : 32
Localisation : Théopolis

Revenir en haut Aller en bas

Re: Follis, nummus, denier et autres complications.

Message par myriam le Mar 21 Mai 2013, 00:41

Tu as le chic Genio pour mettre les pieds dans le plat d'un sacré sac de noeuds (sic) que je laissais soigneusement de côté tellement ça me parait compliqué! lol! lol!

Mais je vais prendre le temps qu'il faut pour déjà essayer de comprendre et ensuite de trouver quelques infos pour compléter si j'en trouve.

avatar
myriam
Piliers du forum
Piliers du forum

Messages : 8012
Date d'inscription : 25/12/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Follis, nummus, denier et autres complications.

Message par Alverne44 le Mer 22 Mai 2013, 09:41

j'ai pas tout lu, faut allez au taff, mais il me tarde déjà de m'y plonger ...
avatar
Alverne44
Miliarense léger
Miliarense léger

Messages : 1692
Date d'inscription : 10/06/2012
Age : 48
Localisation : dans l'ouest ...

Revenir en haut Aller en bas

Re: Follis, nummus, denier et autres complications.

Message par BRUTUS le Mer 22 Mai 2013, 11:12

Très interressant , mais je pense que la distinction entre piece d'argent et pieces argentées n'etant pas clairement faite par l'auteur , on en arrive a une certaine incompréhension de sa demonstration , et à des erreurs assez lourdes de raisonement ......??!! scratch

_________________
«Une terrasse de neuf étages commence par un tas de terre.»(Lao Tseu)
avatar
BRUTUS
Piliers du forum
Piliers du forum

Messages : 12559
Date d'inscription : 26/09/2010
Age : 54
Localisation : Bourgogne

Revenir en haut Aller en bas

Re: Follis, nummus, denier et autres complications.

Message par Dardanvs le Mer 22 Mai 2013, 11:41

Je viens de tout lire ...
Vraiment intéressent tout ça , même si je me suis perdu a plusieurs reprises ^^ Je pense qu'un schéma serait nécessaire pour mieux capter la chose !
Car d'après ce que j'ai capter , le follis serait un ensemble de monnaie ?!
Je met ce sujet en "post "it"

_________________
avatar
Dardanvs
Webmaster
Webmaster

Messages : 9921
Date d'inscription : 26/06/2011
Age : 32
Localisation : Théopolis

Revenir en haut Aller en bas

Re: Follis, nummus, denier et autres complications.

Message par Invité le Mer 22 Mai 2013, 12:19

BRUTUS a écrit:....mais je pense que la distinction entre piece d'argent et pieces argentées n'etant pas clairement faite par l'auteur...
Je trouve que si lol! , il précise (note 12) qu'il considère l'argenteus comme la pièce d'argent frappée au 1/96 par dioclétien, puis la miliarense (pièce d'argent standard) toujours au 1/96 sous Constantin (le denier de Néron) ensuite diminuée au 1/144.
Les problèmes de distinction se situent surtout dans le traité d'Epiphane où il amalgame des données issues de lieux, contextes et dates différentes. Il faut d'ailleurs garder à l'esprit que le traité se réfère avant tout aux Ecritures car Epiphane est avant tout un évêque et un théologien.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Follis, nummus, denier et autres complications.

Message par BRUTUS le Mer 22 Mai 2013, 16:25

Bah alors je n'ai rien pane.....!!!!

Je relirai plus au calme......!! clown

_________________
«Une terrasse de neuf étages commence par un tas de terre.»(Lao Tseu)
avatar
BRUTUS
Piliers du forum
Piliers du forum

Messages : 12559
Date d'inscription : 26/09/2010
Age : 54
Localisation : Bourgogne

Revenir en haut Aller en bas

Re: Follis, nummus, denier et autres complications.

Message par Invité le Mer 22 Mai 2013, 17:24

Surtout si je t'embrouille dans mes réponses. lol!
Genio popvli romani a écrit:
Il fallait lire:
Je trouve que si lol! , il précise (note 12) qu'il considère l'argenteus comme la pièce d'argent frappée au 1/96 par dioclétien, puis toujours au 1/96 sous Constantin (le denier de Néron) et la miliarense (pièce d'argent standard) au 1/72 ensuite diminuée au 1/144.
Les problèmes de distinction se situent surtout dans le traité d'Epiphane où il amalgame des données issues de lieux, contextes et dates différentes. Il faut d'ailleurs garder à l'esprit que le traité se réfère avant tout aux Ecritures car Epiphane est avant tout un évêque et un théologien.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum